Comment calculer le R.O.I. (retour sur investissement) de votre certification ISO ?

Pour certains dirigeants, si une certification ISO est nécessaire pour ouvrir des portes et conclure de nouvelles affaires ou encore pour arrêter de voir partir de beaux projets à la concurrence, alors tout simplement, ça n’a pas de prix. De fait, la question de la « rentabilité » ne se pose pas, elle est induite au mieux, c’est une question de survie au pire.

Si vous êtes un gestionnaire attentif aux dépenses engagées, vous aurez besoin pour prendre une décision d’éléments concrets pour vous prononcer. Le calcul de votre R.O.I. sera un de vos éléments pour enrichir votre réflexion.

Une certification ISO représente forcément un investissement : accompagnement, formation, temps mobilisé par vos équipes, audits, certification et maintenance du système de management.

Mais elle sera également là pour générer des gains commerciaux, des économies de fonctionnement et une réduction de certains coûts de non-qualité.

Calculer son R.O.I. permet donc de ne pas considérer la certification uniquement comme une dépense, mais d’évaluer son impact économique potentiel pour l’entreprise.

Comment calculer le ROI de votre certification ISO ?

Pour réaliser une première estimation, nous vous proposons une méthode en 7 étapes.

Sans oublier aussi la fidélisation de vos clients qui sont conservés au regard de leurs nouvelles exigences auprès de leurs partenaires – même historiques. À la marge aussi, grâce à une meilleure expérience client ressentie, voire mieux encore quand ils vous envoient des contacts.

Dès le premier jour d’intervention de votre Consultant.e ISO vous constaterez que ce projet est une véritable opportunité. En effet, de part son expérience et son expertise, les points d’étonnement et d’amélioration qui seront relevés participeront à la réussite de votre projet ISO. Rarement, vous aurez, à ce niveau, la possibilité de prendre du recul et de la hauteur sur votre fonctionnement et vos leviers d’amélioration.

Au final, lorsque que vous aurez mis en place votre système de management qualité, alors vous pourrez engranger des résultats probants. Déjà parce qu’ils seront mesurés et que se forcer à écrire vos procédures, c’est aussi remettre du bon sens dans votre organistion, en vous posant des questions aussi simples que : « pourquoi faisons-nous ainsi ? » ou « Comment faire plus simple ? »

Puis :

À partir de ces quatre éléments :

Le résultat G indique votre gain net estimé pour 1 € investi ou autrement dit lecoefficient multiplicateur de votre projet ISO


La première catégorie concerne les impacts commerciaux directement liés à votre certification.

Par exemple :

  • accès à des appels d’offres nécessitant une certification ISO ;
  • développement vers de nouveaux marchés ou certains grands comptes ;
  • maintien ou fidélisation de clients qui exigent une certification ;
  • nouveaux partenariats rendus possibles par cette reconnaissance ;
  • éventuelle prise en charge d’une partie de certaines formations par votre OPCO.

Votre compte de résultat ou vos données de gestion peuvent vous permettre d’estimer ce taux.


Une démarche ISO peut également générer des gains qui ne sont pas directement commerciaux.

Certains sont difficiles à convertir en euros :

  • amélioration de l’organisation ;
  • meilleure circulation de l’information ;
  • confiance accrue des clients ;
  • attractivité de l’entreprise ;
  • amélioration de la maîtrise des processus.

D’autres peuvent être directement chiffrés.

Par exemple :

  • réduction du temps consacré à la préparation des appels d’offres ;
  • diminution des temps de recherche d’information ;
  • baisse de certaines consommations ;
  • diminution de certaines primes d’assurance ;
  • réduction du temps consacré au traitement des réclamations ;
  • diminution des tâches administratives répétitives.

Avant la mise en place du système, votre entreprise consacre en moyenne 6 heures à la préparation d’un appel d’offres.

Après amélioration du processus, ce temps passe à 2 heures.

Vous économisez donc 4 heures par appel d’offres.

Si vous pouvez valoriser le coût horaire correspondant et multiplier cette économie par le nombre d’appels d’offres concernés, vous obtenez un gain financier estimable.
60€ de l’heure (toute charges comprises) x 4 x 2 appels d’offres par mois = 5760€ !


C’est souvent l’une des parties les plus intéressantes du calcul.

La non-qualité n’apparaît pas nécessairement sur une ligne comptable intitulée « coût de la non-qualité ».

Elle peut être répartie dans de nombreuses charges :

  • retours de marchandises ;
  • reprises ou refabrications ;
  • temps passé par les équipes ;
  • transports supplémentaires ;
  • réclamations clients ;
  • SAV ;
  • remplacements ;
  • rebuts ;
  • erreurs administratives ;
  • retards ;
  • achats supplémentaires ;
  • stockage ;
  • etc.

Prenons l’exemple d’un produit retourné.

Le coût réel peut comprendre :

transport retour + analyse + échanges avec le client + temps administratif + réparation ou remplacement + nouveau transport + éventuelle perte de marge.

C’est cette approche globale qui permet de mieux identifier les coûts réellement générés par la non-qualité.

L’étude AFNOR publiée en décembre 2023 indique que 80 % des entreprises industrielles interrogées estiment que leurs coûts de non-qualité peuvent atteindre jusque 5 % de leur chiffre d’affaires. AFNOR précise également que 67 % des entreprises industrielles interrogées mesurent effectivement ces coûts.

Ce chiffre peut constituer un point de départ pour votre réflexion, mais il ne doit pas être appliqué automatiquement à votre entreprise.

Surtout, il serait imprudent de considérer qu’une démarche ISO supprimera 100 % de ces coûts.

Pour construire une estimation prudente, vous pouvez retenir uniquement une fraction des coûts de non-qualité que vous pensez raisonnablement pouvoir réduire.


Il faut ensuite identifier l’ensemble des dépenses nécessaires au projet.

Selon votre situation, cela peut comprendre :

  • accompagnement et conseil ;
  • formation ;
  • temps consacré par les équipes ;
  • création ou adaptation des documents ;
  • audit de certification ;
  • frais de certification ;
  • déplacements éventuels ;
  • audits de surveillance ;
  • maintenance du système de management.

Comparer uniquement le tarif journalier d’un consultant ou le prix d’un audit ne permet pas nécessairement de connaître le coût réel du projet.

Il faut donc déterminer :

Dans le cas d’une prestation au forfait, lorsque le périmètre est défini à l’avance, le budget peut être connu plus précisément dès le démarrage.


Vous avez maintenant vos trois catégories de gains :

  • A. Marges contributives
  • B. Gains d’efficacité et baisses de charges
  • C. Réduction estimée des coûts de non-qualité

Il faut maintenant comparer les gains estimés au budget nécessaire pour réaliser le projet.

  • D = budget global de la démarche ISO ;
  • E = total des gains estimés

Une fois les gains nets déterminés, le calcul devient très simple.

ou :

Le résultat peut être exprimé en euros de gain net pour 1 € investi.


Prenons l’exemple d’une TPE/PME qui estime :

Le calcul est donc :

ROI = 64 000 € ÷ 16 000 €

Attention à bien distinguer :

  • 80 000 € = gains totaux estimés ;
  • 16 000 € = investissement ;
  • 64 000 € = gains nets ;
  • 4 = ROI exprimé en gain net par euro investi.

Pour faciliter votre calcul, nous avons préparé un tableau permettant de renseigner :

A. Marges contributives
B. Gains d’efficacité
C. Coûts de non-qualité évitables
D. Budget ISO

Le tableau calcule ensuite automatiquement :

Total des gains → Gains nets → ROI par euro investi.

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Le ROI d’une certification ISO ne peut pas toujours être calculé avec une précision comptable.

Certains gains sont immédiats et facilement mesurables. D’autres apparaissent progressivement :

  • développement commercial ;
  • fidélisation ;
  • réduction des dysfonctionnements ;
  • amélioration des processus ;
  • diminution des coûts de non-qualité.

Il est donc préférable de construire une estimation prudente, en distinguant ce qui est directement mesurable de ce qui repose sur une hypothèse.

Le ROI financier ne constitue d’ailleurs qu’une partie de l’intérêt d’une certification. D’autres éléments peuvent également être pris en compte : maîtrise des risques, conformité aux exigences clients ou réglementaires, structuration des processus et amélioration de la qualité.


Calculer le ROI d’une certification ISO consiste à mettre en regard :

les gains commerciaux

  • les économies de fonctionnement
  • les coûts de non-qualité que l’on peut raisonnablement réduire

avec :

le budget global nécessaire à la démarche ISO.

La méthode peut se résumer ainsi :

ROI = (Gains totaux − Budget ISO) ÷ Budget ISO

Plus vos hypothèses sont réalistes, documentées et prudentes, plus votre estimation sera utile pour prendre une décision d’investissement.

Avant de vous engager, vous pouvez commencer par estimer le coût global de votre démarche et les gains potentiels pour votre entreprise.

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Vous y trouverez notre méthode détaillée et le tableau permettant de réaliser votre propre estimation.